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6.1.B Abattage directionnel, ébranchage, attachage du bacul et débusquage

6.1.B Abattage directionnel, ébranchage, attachage du bacul et débusquage

L’abattage directionnel sécuritaire prend toute son importance dans le cas d’un traitement sylvicole tel que  la coupe d’éclaircie commerciale. Puisque plusieurs tiges résiduelles demeurent sur le parterre de coupe (entre 65 et 75 % de la surface originale), l’ouvrier sylvicole doit redoubler d’efforts pour faire chuter l’arbre jusqu’au sol. L’utilisation d’outils comme le coin et le levier d’abattage ainsi que de techniques de travail tel  le perçage de l’arbre peuvent l’aider. Mais malgré tous ces efforts, il n’est pas rare qu’un arbre reste encroué au cours de sa chute. Les risques que cela se produise dépendent de l’essence de bois, de la longueur des tiges et du nombre de branches. Le recours au cheval, dans ces circonstances, peut être très efficace pour faire tomber l’arbre au sol (c’est parfois la seule option).

L’ébranchage principal de la tige abattue est fait à la souche, par le bûcheron, pendant que le cheval attend paisiblement d’accomplir sa tâche. Les risques d’accident sont élevés pendant cette tâche, puisque les rebonds de la scie peuvent être plus fréquents.

Une fois que l’arbre a été abattu et ébranché, l’abatteur l'attache à l’aide d’une chaîne qu’il fixe sur le bacul derrière le cheval. À la suite d’une directive vocale de son maître, le cheval débusque la tige jusqu’au chemin forestier, accompagné de l’abatteur.

Une fois arrivé à la jetée, l’abatteur détache la tige et retourne avec le cheval sur le parterre de coupe. Les arbres seront ensuite soit chargés en troncs entiers directement sur un camion, soit tronçonnés en bordure de route.