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Capsule 3 Reboisement

Capsule 3 Reboisement

Au Québec, plus de 80 % de la forêt se régénère de façon tout à fait naturelle. Après la récolte du bois, les jeunes pousses, qui ont été protégées lors de la coupe, grandissent et se développent rapidement, puisqu’elles profitent de la lumière et qu’elles ont tout l’espace nécessaire pour croître.  Cependant, il faut parfois donner un coup de pouce à Dame Nature en procédant au reboisement.  En effet, certains sites se régénèrent moins bien en raison de la mauvaise qualité du sol, de la compétition des arbres pour la lumière, ou encore, de la difficulté de quelques essences à se reproduire.

Le reboisement consiste à planter des arbres là où il y a eu des perturbations  –  par exemple, une épidémie d'insectes, un feu ou une coupe – afin de reconstituer une forêt. [1]

Les plants qui sont utilisés pour le reboisement se divisent en deux catégories : ceux à racines nues et ceux en récipients. Depuis quelques années, la production de ces derniers est devenue très populaire étant donné l'excellent taux de survie, la mise en terre plus facile que celle des plants à racines nues, le court délai de culture en pépinière et le prolongement de la période de reboisement que cette technique rend possible (Gouvernement du Québec, 2003).

Plusieurs étapes composent le processus de reboisement. Il y a d’abord la cueillette des semences, qui s’effectue en forêt, sur des arbres naturels exempts de maladies et d’insectes et dont les caractéristiques physiques sont optimales. Certaines semences sont également cueillies sur des sites aménagés par le MRNF. Vient ensuite une étape facultative, la préparation du terrain, souvent nécessaire avant la plantation. Lorsque c’est le cas, la méthode la plus utilisée est le scarifiage : un scarificateur se déplace sur le terrain afin de mélanger sol et débris de coupe de manière à constituer des sillons que les planteurs devront emprunter. La dernière étape est celle du suivi et de l’entretien des plants lorsque la végétation concurrente est trop forte et limite leur croissance. On procède alors au désherbage ou au dégagement mécanique afin de favoriser la survie des semis (Gouvernement du Québec, 2003). Chaque année, ce sont entre 100 et 150 millions de plants qui sont mis en terre en forêt publique et privée. [2]

 



[1] http://www.mrnf.gouv.qc.ca/forets/comprendre/comprendre-reboisement.jsp

[2] Portrait statistique 2010, MRNF